5 signes que votre système d’information a besoin d’un audit

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Un système informatique évolue progressivement : de nouveaux collaborateurs arrivent, des logiciels sont ajoutés, les usages changent et les équipements vieillissent. Sans vision d’ensemble, des faiblesses peuvent s’accumuler sans être immédiatement visibles.

En 2025, 16 % des TPE et PME interrogées déclaraient avoir subi au moins un incident cyber au cours des douze derniers mois, tandis que 80 % reconnaissaient ne pas être réellement préparées à une attaque.

Un audit permet de dresser un état des lieux du système d’information, d’identifier ses vulnérabilités et de hiérarchiser les améliorations à apporter. Voici cinq signes qui doivent vous alerter.

1. Les pannes et les ralentissements deviennent fréquents

Ordinateurs lents, pertes de connexion, logiciels qui se bloquent ou serveurs régulièrement indisponibles : lorsqu’un incident ponctuel devient récurrent, le problème dépasse souvent le simple dépannage.

Ces dysfonctionnements peuvent être liés à :

  • des équipements vieillissants ;
  • une capacité de stockage insuffisante ;
  • une mauvaise configuration du réseau ;
  • des logiciels incompatibles ;
  • des mises à jour non réalisées ;
  • une infrastructure devenue inadaptée à l’activité.

Un audit permet d’identifier l’origine de ces problèmes et de distinguer les actions urgentes des investissements pouvant être planifiés.

2. Personne ne connaît précisément les équipements et les accès

Combien d’ordinateurs, de serveurs, de logiciels et de comptes votre entreprise utilise-t-elle réellement ? Qui possède des droits administrateur ? Les anciens salariés ont-ils toujours accès à certains outils ?

Lorsqu’il n’existe aucun inventaire fiable, il devient difficile de maintenir les équipements, de renouveler les licences et de supprimer rapidement les accès devenus inutiles.

Cette absence de visibilité peut aussi laisser subsister des logiciels oubliés, des comptes partagés ou des services cloud souscrits directement par les collaborateurs.

L’ANSSI considère l’identification des équipements, des logiciels et des accès comme l’un des fondements de la sécurisation d’un système d’information. Son guide d’hygiène informatique rassemble 42 mesures constituant un socle minimal de protection.

3. Certains logiciels ou équipements ne sont plus à jour

Un système d’exploitation ancien, un pare-feu qui n’est plus maintenu ou une application métier obsolète peuvent exposer l’entreprise à des vulnérabilités connues.

La présence d’un antivirus ne suffit pas à compenser :

  • l’absence de correctifs de sécurité ;
  • des mots de passe faibles ;
  • une configuration incorrecte ;
  • un logiciel arrivé en fin de support.

L’ANSSI rappelle que ces faiblesses peuvent être exploitées par un attaquant, même lorsque des solutions de sécurité sont déjà installées. Un audit de configuration permet précisément de vérifier si les équipements et logiciels respectent les bonnes pratiques actuelles.

4. Vous avez des sauvegardes, mais personne ne les teste

De nombreuses entreprises pensent être protégées parce qu’une sauvegarde est programmée automatiquement. Pourtant, une copie peut être incomplète, corrompue ou inaccessible le jour où elle devient nécessaire.

Il est important de savoir :

  • quelles données sont réellement sauvegardées ;
  • à quelle fréquence ;
  • où les copies sont conservées ;
  • qui peut les modifier ou les supprimer ;
  • combien de temps demande une restauration complète.

La CNIL recommande de tester régulièrement l’intégrité des sauvegardes et la capacité à les restaurer. Elle conseille également de conserver au moins une copie hors ligne et sur un site distinct.

Si personne n’a effectué de test récent, l’entreprise ne connaît pas réellement sa capacité à reprendre son activité après une panne ou une cyberattaque.

5. L’entreprise a changé, mais son informatique est restée la même

Un déménagement, une croissance rapide, le télétravail, l’ouverture d’un nouveau site ou le déploiement d’un logiciel métier modifient profondément les besoins informatiques.

Un système adapté à dix collaborateurs ne l’est pas nécessairement pour trente. De nouveaux usages peuvent entraîner :

  • davantage de connexions à distance ;
  • une multiplication des données ;
  • des droits d’accès devenus trop larges ;
  • une dépendance accrue au cloud ;
  • de nouveaux besoins de supervision et de sauvegarde.

Un audit est également recommandé lorsque toute la connaissance informatique repose sur une seule personne ou un prestataire historique. La documentation des équipements, des accès et des procédures permet de réduire cette dépendance.

Que vérifie concrètement un audit ?

Selon les besoins de l’entreprise, l’audit peut porter sur :

  • l’architecture du réseau ;
  • la configuration des équipements ;
  • les comptes et les droits d’accès ;
  • les sauvegardes ;
  • les logiciels et les licences ;
  • la sécurité de la messagerie ;
  • les accès distants ;
  • les procédures en cas d’incident ;
  • l’organisation de la maintenance.

Il ne s’agit pas uniquement de dresser une liste de problèmes. L’audit doit aboutir à un plan d’action classé par priorité, en tenant compte des risques, du budget et des contraintes de l’entreprise.

Mieux vaut auditer avant l’incident

Un audit ne doit pas être réservé aux entreprises qui viennent de subir une attaque. Réalisé régulièrement, il permet d’anticiper les pannes, de corriger les vulnérabilités et d’adapter l’informatique aux besoins réels de l’activité.

MB2I accompagne les entreprises dans l’évaluation de leur système d’information. L’audit permet d’obtenir une vision claire de l’existant, d’identifier les points de vigilance et de définir des actions concrètes pour améliorer la fiabilité et la sécurité de l’environnement informatique.

Sources :

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